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REFECTION CHAUFFEUSES G2 – ARP par JACK RAVENIAUD (CARRE PLEIN)

Je vous présente la réfection complète (mousse et tissu) de ma paire de chauffeuses modèle G2 dessinées par l’Atelier de Recherche Plastique (ARP) en 1954 et éditées par Airborne. Mon choix s’est porté sur un lainage Everest de Bisson Brunneel de couleur jaune (martindale 40 000) et le travail a été confié au meilleur spécialiste en la matière : le tapissier Jack Raveniaud (Carré Plein). Un résultat à la hauteur de mes attentes! Merci Jack !

Pour toute question, demande de conseils ou devis :

CARRE PLEIN – 3 rue ramponneau – 75020 Paris

06 62 24 24 46

MITHE ESPELT X COLLECTOR SQUARE

Les créations de Mithé Espelt, disparue l’année dernière, ont récemment été mises en lumière avec la publication de la monographie qui lui est dédiée « Mithé Espelt, luxe discret du quotidien » rédigée par l’expert et collectionneur Antoine Candau (éditions Odysée), qui ont aidé Collector Square dans l’authentification de chacune des pièces.

Des coffrets, des miroirs, en passant par des lampes ou des bijoux, ses créations en céramique se destinent à accompagner la femme dans son quotidien. 

Le doré qui enduit ses pièces, teinte solaire dont elle a fait sa signature, rappelle les charmes de sa région natale, la Camargue. 

La figure du Soleil, omniprésente dans son travail, fait aussi écho à l’influence de Jean Cocteau, Max Jacob, Christian Bérard ou encore Pablo Picasso que Mithé Espelt a côtoyé aux côtés de son grand-père dès l’enfance..

Avec plus de 80 oeuvres inédites et jamais vues sur le marché, Collector Square propose une sélection « magique » des trésors de Mithé Espelt : visibles aussi dans leur showroom jusqu’au 21 juillet.

EXPO « AKARI : LES CHEMINS DE LA LUMIERE » @ WA DESIGN GALLERY

Publié le

À l’occasion des 70 ans de la création de l’iconique lampe en papier, la Wa Design Gallery réunit 70 modèles d’Isamu Noguchi, réalisés entre 1951 et 1988.

Isamu Noguchi est le passeur éclectique de l’Orient vers l’Occident. Né à Los Angeles, du poète japonais Yonejirō Noguchi et de l’écrivaine américaine Leonie Gilmour, il est profondément marqué par ses treize premières années de vie au Japon avant de rejoindre les États-Unis. Étudiant en médecine à New York à l’Université de Colombia, il suit en parallèle des cours du soir de sculpture. Il s’engage finalement corps et âme à cette dernière pratique à la « Leonardo da Vinci Art School », où son mentor n’est autre que Onorio Ruotolo, connu comme le « Rodin of Little Italy ». Isamu Noguchi fonde ensuite son premier atelier, avant d’obtenir une bourse de la Fondation Guggenheim. Fasciné par une exposition de Constantin Brancusi qu’il voit à New York en 1926, il part alors devenir son assistant à Paris entre 1927 et 1929. D’un académisme primaire, les formes réduites, organiques, voire abstraites de ce nouveau maître font basculer Isamu Noguchi dans la modernité, une modernité teintée de lyrisme, de poésie, d’émotion et de mystère. Il disait ainsi : « Mon père, Yone Noguchi, est Japonais et sa poésie est connue depuis longtemps comme étant la traduction de l’Orient pour l’Occident. J’aimerais faire de même pour la sculpture. »

Il est l’un des sculpteurs les plus importants du XXe siècle : Outre-Atlantique, c’est en 1938 que sa reconnaissance s’est installée de plein fouet dans le paysage artistique grâce à sa sculpture, symbolisant la liberté de la presse, commanditée à dessein pour l’« Associated Press Building » dans le centre Rockefeller. Infatigable créateur, n’appartenant à aucun mouvement, il fait école dans tous les champs de création : il étudie la peinture traditionnelle chinoise ; il crée des décors de scène dès 1935 pour Merce Cunningham ou George Balanchine ; il réalise des jardins ; il travaille avec des architectes de renom comme Louis Kahn. Isamu Noguchi est sans nul doute l’un des sculpteurs et designers américano-japonais les plus importants du XXe siècle. Et ses créations en matière de design sont connues à travers le monde entier : il crée de nombreux meubles pour Herman Miller comme les tables « IN-50 » ou « Rudder » d’une abstraction sculpturale poétique et intense. Son canapé « Free From » est une icône absolue et un objet de convoitise extrême. Et il est à l’origine des luminaires les plus reconnaissables au monde : il réinvente les lanternes traditionnelles japonaises, distribués dans le monde entier, avec ses lampes « Akari ». Incroyable ode à sa double origine, ce terme générique japonais mêle les sens de lumière, mais aussi de lumière solaire, à celle de légèreté. Texte via Wa Design Gallery .

L’exposition AKARI, les chemins de la lumière, du 25 juin au 23 juillet à l’Espace 13 Sévigné, 13 rue de Sévigné, 75004 Paris.

BANC D’AMPHITHEATRE – JEAN PROUVE 1950

Publié le

LAMPE UCHIWA – INGO MAURER – DESIGN M 1973

Via Piasa

BREBIS – FRANCOIS-XAVIER LALANNE 1997

Via Sotheby’s

PAIRE DE FAUTEUILS BOULE DIT OURS POLAIRE – JEAN ROYERE 1947

Via Christie’s

EXPO « LE CORBUSIER : OBJETS-TYPES » @ GALERIE TEISSO du 18/01 au 21/03/21

La Galerie Teisso, en collaboration avec Charles-Wesley Hourdé, et Bureau Sept, nous propose l’exposition « Le Corbusier – Objets-types » qui s’articule autour d’une sélection de meubles originaux de Le Corbusier, ainsi que d’une gamme de meubles et objets-types référencés et sélectionnés par Le Corbusier. Ces meubles, pour la plupart âgés de 100 ans, répondent aux paradigmes de l’architecte : l’adéquation de la forme à la fonction répondent aux nécessités de l’homme moderne.


Pour approfondir le rapport de l’art au meublant, Charles-Wesley Hourdé présente un choix d’art Africain cher à Le Corbusier. Ce dernier s’est intéressé tout au long de son parcours aux arts dits « primitifs ». En témoignent les croquis qu’il réalisa vers 1908-1090 au musée d’Ethnographie du Trocadéro.

Expo du 18 janvier au 21 Mars 2021.

Galerie Teisso – 40 rue Boursault – 75017 Paris.

Un catalogue sera prochainement disponible.

VILLA CAVROIS PAR ROBERT MALLET-STEVENS

Conçue entre 1929 et 1932, la villa Cavrois est la réalisation la plus emblématique de l’architecte Mallet-Stevens. C’est à ce titre qu’elle a été classée monument historique en 1990, puis achetée par l’État en 2001.  

En 1922-1923 Paul Cavrois fait l’acquisition d’un terrain à Croix, en périphérie de Roubaix. Il projette d’y construire une villa où loger sa famille, en 1929, il confie la construction de l’édifice à un architecte novateur, Robert Mallet-Stevens. Les deux hommes se sont probablement rencontrés à Paris lors de l’exposition des Arts Décoratifs de 1925, où le pavillon des productions textiles de Roubaix et Tourcoing jouxte les réalisations de Mallet-Stevens : le pavillon du tourisme et un square, dont les arbres cubistes, signés de l’architecte et des frères Martel, créent le scandale. 

Les archives de Mallet-Stevens ayant disparu, il est difficile de retracer la conception de la villa, dont le résultat constitue l’exemple le plus abouti de sa pensée architecturale. Mallet-Stevens a imaginé la villa Cavrois comme un véritable château moderne.

Château, la demeure l’est par ses proportions imposantes (une façade de 60 m de long, 2800 m² de plancher) et par sa distribution en deux ailes symétriques, héritière de la tradition des résidences aristocratiques du XVIIe siècle. 

Moderne, la villa l’est par le dépouillement des volumes, l’absence d’ornement dans le décor, la multiplication des toits terrasses, l’équipement de pointe (chauffage central, téléphonie, heure électrique, ascenseur…) et le recours aux matériaux et aux techniques industriels (verre, métal, acier).

Lorsqu’il conçoit la villa, Mallet-Stevens ne se limite pas au tracé des volumes architecturaux : il dessine aussi tout le décor intérieur jusqu’au moindre élément mobilier. En cela, il pousse au paroxysme le concept « d’œuvre totale » qu’il défend au sein de l’Union des Artistes modernes. Ce travail d’ensemblier doit également beaucoup à son expérience de décorateur de cinéma. 

Les intérieurs de la villa Cavrois présentent des similitudes avec ceux qu’il a conçus pour les films de Marcel L’Herbier, quelques années plus tôt. Selon l’architecte, le décor domestique, cadre de vie, doit refléter la psychologie de ceux qui y évoluent, ici une famille bourgeoise.

Dans les espaces d’apparat, Mallet-Stevens opte pour des matériaux luxueux, mis en œuvre avec soin, raffinement et simplicité : marbres et bois précieux témoignent de la prospérité de l’industriel roubaisien, sans ostentation toutefois. Dans les espaces de services, comme la cuisine, Mallet-Stevens privilégie l’hygiène et la fonctionnalité, l’architecture s’effaçant devant les équipements ménagers (placards intégrés, monte-plat qui dessert les terrasses…). Ces espaces bénéficient également de larges baies vitrées, ce qui, à l’époque, est nouveau.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la villa est occupée par l’armée allemande et transformée en caserne. Au lendemain de la Libération, les Cavrois font modifier la distribution intérieure de la villa par l’architecte Pierre Barbe, qui aménage deux appartements pour les fils de la famille.

Après le décès de Madame Cavrois, en 1985, la propriété est vendue à un promoteur immobilier, qui souhaite lotir le parc. Abandonnée, la villa est en proie au vandalisme et se dégrade rapidement, malgré son classement au titre des monuments historiques en 1990.

Grâce à la mobilisation d’une association de sauvegarde, l’État acquiert une grande partie de la propriété en 2001. Après treize années d’études et de travaux, elle a retrouvé son état d’origine de juillet 1932.

À la suite du décès de Madame Cavrois, en 1986, le mobilier dessiné par Mallet-Stevens est dispersé et la villa est mise en vente. Acquise par un promoteur immobilier, la demeure est promise à la destruction et le parc est loti. Le classement au titre des Monuments historiques en 1990 ne suffit pas à sauver la villa : le propriétaire la laisse volontairement se dégrader sous l’action conjuguée des squatteurs et des pillards.

En 2001, l’État achète la villa et la partie centrale du parc. D’importants travaux sont immédiatement engagés par la direction régionale des affaires culturelles – DRAC du Nord-Pas-de-Calais pour restaurer le clos et le couvert. Le Centre des monuments nationaux poursuit avec la restauration du parc, entre janvier 2012 et avril 2013, et des intérieurs de la villa, de juillet 2012 à mai 2015. L’ensemble de ces travaux, menés sous la maîtrise d’œuvre de Michel Goutal, – architecte en chef des monuments historiques, est évalué à 23 M€.

Treize ans ont été nécessaires pour restaurer la villa et son parc dans leur état de 1932. Ce chantier exceptionnel a nécessité des recherches historiques et archéologiques pointues, et a mobilisé les savoir-faire d’artisans hautement qualifiés, afin de restituer le plus fidèlement possible le dessein de Mallet-Stevens. Texte via Villa Cavrois.

COMMODE MURALE – GIO PONTI – GIORDANO CHIESA 1953

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Via Piasa