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Archives de Catégorie: VENTES

BIO : FLORENCE KNOLL (1917)

Knoll est certainement l’éditeur de mobilier le plus emblématique depuis l’après-guerre. Quelques-unes des plus grandes icônes du design du XXème siècle sont sorties de ses usines comme la chaise tulipe d’Eero Saarinen, le fauteuil wassily de Marcel Breuer ou bien les assises sculpturales en fil d’acier d’Harry Bertoia. Derrière cette réussite, un couple mais surtout une femme : Florence Knoll (1917) qui a soufflé ses 100 bougies l’année dernière et qui révolutionna la notion de mobilier mais également d’aménagement avec ses idées novatrices alliant le talent des plus grands créateurs modernistes aux dernières technologies de production. L’équilibre parfait entre l’art et l’industrie, entre la fonction et l’esthétique.

Naissance de l’architecture d’intérieur

Hans Knoll (1914-1955) fonde sa société en 1938 et rencontre Florence Schust en 1941 avant de l’épouser 5 ans plus tard. Dès le début des années 40, ils souhaitent développer l’ameublement moderne aux Etats Unis et pour se faire, décident d’engager les meilleurs designers de l’époque : Jen Risom, Eero Saarinen, Isamu Noguchi, Mies Van Der Rohe ou encore Charles Pollock. Le résultat est immédiat car Florence Knoll développe en parallèle la notion d’architecture d’intérieur en proposant des solutions complètes à ses clients via des plans d’aménagements, la création de leur propre tissu d’ameublement « Knoll Textill » ainsi que l’ouverture de showrooms dans les plus grandes villes américaines ainsi qu’à Paris.

Le mobilier Florence Knoll

Non contente d’être la directrice artistique du plus célèbre éditeur de mobilier américain d’après-guerre, Florence Knoll commence à dessiner elle-même du mobilier dès 1945, notamment ses premières enfilades à portes coulissantes en raphia et poignées en cuir. Elle propose par la suite, au milieu des années 50, sa ligne « parallel bar » et sa série « T angle » composées d’assises et de tables, toutes ces pièces ayant pour point commun des lignes simples et sans fioritures alliant fonctionnalité et modernisme, le style Florence Knoll. Nul besoin de reconnaissance ou bien  de rejoindre les illustres créateurs de son écurie, l’idée étant seulement de répondre à un besoin en terme d’aménagement lorsqu’elle ne trouve pas ce qu’elle cherche dans son catalogue ou bien auprès des designers de la marque. Ses pièces sont toujours distribuées par Knoll aujourd’hui même si les lignes ont évolué et que les modèles diffèrent des créations originales afin de s’adapter aux époques. Pour une paire de fauteuils parallel bar dans un bon état d’origine, il faut compter entre 1500EUR et 2500EUR, les versions actuelles étant distribuées dans un tarif avoisinant les 5000EUR la pièce. Les tables basses et petites tables d’appoints quant à elle, se chinent à partir de 150EUR, les versions à plateau marbre étant les plus chères et les plus prisées. Pour une enfilade avec porte en raphia, les prix s’échelonnent entre 1800EUR et 3000EUR en fonction de l’état de conservation.

Le mobilier en fil d’acier

Si le banc composé de 2 piètements métalliques en « Y » surmonté de latte de bois est la première création issue de la collaboration entre Harry Bertoia (1915-1978) et le couple Knoll en 1952, c’est bien avec ses assises en fils d’acier que le sculpteur et designer italien obtient sa renommée internationale. Dès la sortie de ses chaises « wire » et de ses fauteuils diamant, entièrement façonnés à la main pour les premières versions, le succès est immédiat. Alliant pureté et légèreté, les créations de Bertoia détonnent avec ce qui se fait à l’époque, ce qui ne les empêchent de rapidement trouver la voix de la production en série. Toujours en production actuellement, le prix d’un fauteuil diamant neuf est de 2200EUR quant la côte d’une version originale s’évalue à 700EUR. Avis aux chineurs, veillez à bien vérifier l’état des soudures avant tout achat, tout spécialement sur les bords des chaises et à la base des dossiers, c’est le petite point faible des versions très anciennes.

Une dizaine d’années plus tard, en 1966, c »est l’architecte américain Warren Platner (1919) qui propose une ligne de mobilier sculpturale très chic en fils d’acier cintrés, cette nouvelle technique de fabrication permettant à Platner de compléter son offre avec des tables basses, des guéridons et des tables à manger, là où son collègue Bertoia s’était arrêté aux assises. La relative complexité dans la fabrication de ces pièces ne freine pas leur succès, néanmoins, le coût s’en ressent clairement, encore aujourd’hui. Il faut compter presque 8000EUR pour un grand fauteuil neuf et un peu moins de la moitié pour une version originale, l’avantage étant la casi absence de copies sur ces modèles ou alors des contrefaçons flagrantes. Notez que toute la gamme se décline en 2 finitions : bronze métallique peint ou bien nickel brillant verni.

La chaise tulipe en 1957

Si l’on devait résumer l’aventure Knoll en une seule pièce, ce serait surement celle-la. Florence Knoll rencontre Eero Saarinen (1910-1961), au même titre qu’Harry bertoia d’ailleurs, lors des ses études à l’institut Cranbrook dirigé par le propre père de Saarinen. Le créateur américain d’origine finlandaise travaille déjà depuis quelques années avec le couple Knoll lorsqu’il décide de créer toute une gamme de mobilier doté exclusivement d’un piètement centrale afin d’alléger les intérieurs, chose qui n’existait pas encore dans les années 50. C’est ainsi que la chaise tulipe est née composé d’un piètement centrale en fonte d’aluminium recouvert de rislan assurant une bonne stabilité grâce au poids surmonté d’une coque en fibre de verre moulée et renforcée. Elle peut être pivotante et accueille une galette de mousse alvéolé recouverte d’un lainage. On assiste alors à une petite révolution dans le monde du design américain et la chaise tulipe devient vite un best-seller qui ne se dément toujours pas de nos jours, les clients la voient comme une création futuriste dont la forme et le piètement sont entièrement pensés pour faciliter la vie quotidienne de son utilisateur. Encore une fois, Knoll tape dans le mille. Toujours au catalogue, une chaise de Saarinen est affichée à 1300EUR, une version ancienne peut se trouver pour 400EUR.

Marcel Breuer et son fauteuil wassily

On peut considérer que le célèbre fauteuil wassily a eu 3 vies depuis sa création par l’hongrois Marcel Breur (1902-1981) en 1925. En effet, il est tout d’abord édité entre 1925 et 1960 chez Thonet avant de passer sous licence Gavina SPA jusqu’en 1968, date à laquelle l’éditeur italien est racheté par Knoll qui produit cette assise en continu depuis. ll devient très vite un classique de la marque car il répond parfaitement à 2 grandes exigences du fabricant américain : des lignes modernistes et intemporelles alliées à un montage se prêtant parfaitement à la fabrication en série. Nommé wassily en hommage au peindre Kandinsky, ce fauteuil est constitué d’un armature tubulaire héritée du mouvement Bauhaus complétée d’une assise, d’un dossier et d’accoudoirs en croûte de cuir. Première création officielle de Breuer, le wassily est victime de son succès et n’a malheureusement pas échappé à la contrefaçon, pour vous éviter toute mésaventure, sachez que les éditions Knoll sont gravées du logo de l’éditeur ainsi que d’un numéro de série sur l’armature, et que le montage ne doit laisser apparaitre aucune visserie. Un modèle neuf vous coutera autour de 2100EUR quand une version d’époque, à partir de 1968 trouvera preneur pour 600Eur en moyenne.

Le culbuto ou l’exception française.

C’est la seule création d’un designer français à avoir été éditée par knoll à ce jour. Le projet de culbuto nait dans l’imaginaire de Marc Held (1932) en 1967 et prendra 4 ans avant d’être édité, le créateur devant revoir sa copie plusieurs fois. S’inspirant du fauteuil œuf du danois Arne Jacobsen, le français souhaite créer un fauteuil à bascule dépourvu de pied. Lors de sa présentation chez Knoll à sa sortie, c’est la douche froide, les responsables de Knoll France refusent le projet, trop éloignée de l’esprit de la maison. Heureusement, Florence Knoll, de passage sur la capitale, l’essaye et l’adopte ! Relatif échec commercial à sa sortie, c’est un fauteuil qui jouit d’une grosse côte d’amour aujourd’hui, comptez 3500EUR pour un petit modèle et 5000EUR pour la version haut dossier. En collaboration avec sa fille Marion, Marc Held réédite 12 exemplaires fidèles à son prototype dit « primo culbuto » en 2013, ces versions sont dotées d’accoudoirs plus fins que les modèles classiques ainsi que d’un dossier beaucoup plus large en forme de pétale. Commercialisées 12000EUR à leur sortie il y 4 ans, ces versions sont introuvables aujourd’hui et ont surement dû atterrir dans des collections privées qu’elles ne sont pas prêtes de quitter.

Edition ancienne ou réédition?

Devant la multiplication des rééditions, la question qui revient souvent est : faut-il privilégier une pièce ancienne ou bien céder aux sirènes de du meuble neuve. Au delà de l’intérêt évident de posséder une pièce historique avec une histoire et une patine, il y a des arguments beaucoup plus pragmatiques à considérer lorsque que vous choisissez d’acquérir du mobilier édité par Knoll. Niveau tarif pour commencer, à part quelques rares exceptions, une pièce vintage vous coutera en générale entre un tiers et la moitié du prix neuf. Ensuite, la disponibilité, les délais de fabrication dans le neuf se situent autour de 8 semaines, jusqu’à 12 pour certains meubles. Pour finir, pour une table d’Eero Saarinen avec un plateau en marbre par exemple, vous avez l’avantage de voir le plateau et donc d’apprécier la qualité du veinage dans le cadre d’un achat d’occasion, ce sera la surprise si vous passez commande directement chez l’éditeur.

Les contrefaçons

Tout comme dans la mode, le mobilier de luxe attire nombre de faussaires et Knoll n’en est pas exempt. Pour ce qui est du neuf, vous trouverez plus de site proposant des contrefaçons que l’inverse sur le web donc privilégiez les adresses ayant pignon sur rue et en cas de doute si le tarif est inférieur de plus de 15% du prix couramment constaté et bien passez votre chemin. Dans l’ancien, c’est beaucoup plus compliqué, les versions les moins tardives sont parfois estampillées comme la chauffeuse barcelona qui possède une gravure du nom de l’éditeur sur son piètement depuis une vingtaine d’années. Pour les chaises tulipes, la majorité possède la dénomination « Knoll International » embossé dans la fonte sous le pied, dans le cas contraire, c’est à votre oeil qu’il faudra vous fier en vérifiant que les matériaux correspondent à l’original et que le coussin de la galette est bien alvéolé s’il est toujours présent et n’a pas été refait. D’une façon générale, même s’il est très ancien, n’oubliez pas qu’il s’agit de mobilier de luxe donc méfiez des trops bonnes affaires et des vendeurs qui font semblant de ne pas savoir ce qu’ils vendent en proposant des prix « entre 2 » semant le trouble chez l’acheteur.

A lire :

Knoll Design – Eric Larrabée et Massimo Vignelli – Harry N. Abrams 1981

Marcel Breuer : Furniture & Interiors – Christopher Wilk – Museum of Modern Art  1985

Marc Held : Du design à l’architecture – Eric Germain – Norma 2009

Knoll – Brian Lutz – Editions du Chêne 2010

Eero Saarinen : Furniture for Everyman – Brian Lutz – Pointed Leaf Press 2012

The Life and Work of Harry Bertoia – Celia Bertoia – Schiffer Publishing LTD 2015

7. Chauffeuse barcelona - Mies van Der Rohe - Knoll 1929

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BIO : VICO MAGISTRETTI (1920-2006)

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VICO MAGISTRETTI 1

Tour à tour Architecte, urbaniste  et designer industriel, Vico Magistretti (1920-2006) a marqué de son emprunte les arts décoratifs du XXème. Son travail novateur caractérisé par une évidente recherche de simplicité et de rationalisme fut  valorisé chez les plus grands éditeurs italiens tels que B&B Italia, Fontana Arte, De Padova, Cassina, Oluce, Artemide ou Kartell. Il mis à disposition ses talents d’architecte pour la reconstruction d’après-guerre pendant les années 40 avant d’épouser la décennie suivante une grande carrière de designer industriel initiée par la chaise Carimate pour Cassina. Sa quête de la forme épurée se traduit par des créations aux formes géométriques empruntes de fonctionnalité, l’usager restant toujours au cœur de ses préoccupations.

LES 1er PAS EN TANT QUE DESIGNER INDUSTRIEL : LE FAUTEUIL CARIMATE

A l’aube des années 60, Vico Magistretti est encore occupé casiment à temps plein en tant qu’architecte et urbaniste lorsque qu’il se voir confier le projet d’aménagement du restaurant du Club House de Carimate en Italie. Ne trouvant pas le type d’assises qu’il cherchait chez les différents éditeurs de mobiliers de l’époque, il décide de dessiner les assises lui-même en s’inspirant des fauteuils de campagne traditionnels en bois et cannage.  Dans la foulée, il fait la rencontre de Mr Cesare Cassina, fondateur de l’éditeur éponyme, qui essaye le fauteuil et lui lance « Magistretti, pourquoi ne pas produire cette chaise? ». C’est ainsi que débuta une très longue collaboration entre les 2 hommes et que fut lancée la carrière de designer industriel de Vico Magistretti. Pour les chineurs comptez entre 150 et 250eur pour l’achat d’un fauteuil ou d’une chauffeuse Carimate mais attention à bien vérifier l’état du cannage.

LE PLASTIQUE AVEC ARTEMIDE

Magistretti entame un long partenariat avec le milanais Artemide à partir  1962, il en ressortira une série de lampes aussi ingénieuses qu’iconiques comme la lampe Eclisse, la Dalù, la Telegono ou bien les appliques Téti. Il dessinera également du mobilier en profitant de l’avènement du plastique moulé et de la fibre de verre comme standard  dans les années 60, c’est ainsi qu’il imagine la gamme de tables Démétrio et les chaises Selene. Pendant toute cette décennie, il s’affirme  clairement comme un acteur incontournable dans le paysage des designers italiens ayant une reconnaissance internationale en pleine période « space-age ».

DIRECTEUR ARTISTIQUE CHEZ OLUCE

En 1968, Magistretti succède à Joe Colombo en devenant le nouveau directeur artistique du plus vieil éditeur de luminaires italiens encore en activité : Oluce. Cette collaboration durera plus de 20 ans et donnera naissance à quelques-uns des plus grands classiques du design en terme du luminaires  comme la série des lampes Snow en 1973, les lampes Melilla en 1978 ou bien la lampe Atollo en 1977, synthèse à elle seule de toutes les facettes du travail de Vico Magistretti en qualité de designer. Les lampes Snow existent en 3 déclinaisons : suspension, lampe à poser et lampadaire, vous pourrez en trouver chez des marchands spécialisée entre 300 EUR pour la première et 1200 à 2000 EUR pour les suivantes.

LES ANNEES 80

Alors que les années 80 voient l’avènement de nouveaux concepts dans le design industriel, notamment avec l’émergence du groupe Memphis sous l’égide d’Ettore Sottsass, Michel de Lucchi et Andrea branzi entre autres, Vico Masgitretti ne déroge pas à ses préceptes de simplicité et de fonctionnalité. Il ne cède pas aux sirènes d’un design trop orienté vers la mode et le Pop Art derrière lesquels la fonctionnalité s’efface, et dessine la canapé Sindbad pour Cassina en 1981, la table Vidun pour De Padova en 1986 ou encore la lampe Slalom pour Oluce en 1985. Il s’attachera avant tout à l’usage qu’en aura l’acheteur ainsi qu’à une certaine tradition dans l’histoire du design, leighmotiv qui l’animera tout au long de sa carrière qui s’achèvera à sa mort en 2006. Il résumera son travail ainsi : « Pour moi, dessiner, ce n’est pas reproduire l’objet dans tous ses détails morphologiques et techniques. C’est un moyen de creuser plus en profondeur, pour trouver et exprimer l’âme, l’essence de l’objet, ou mieux définir cette autre réalité possible qui existe derrière la réalité visible. »

VICO MAGISTRETTI 4

magistretti eclisse

PIECES ICONIQUES :


LAMPE ECLISSE – ARTEMIDE 1965

Magistretti dessine la lampe Eclisse pour l’éditeur italien Artemide en 1965, il s’inspire des lanternes traditionnelles et utilise une demi-sphère en métal laqué afin de pouvoir réguler la lumière pour créer différentes atmosphères jusqu’à atteindre « l’éclipse ». Une création d’une apparente simplicité qui est toujours éditée aujourd’hui chez Artemide et pour laquelle Magistretti remporta le Compasso de Oro à la XIV triennale de Milan en 1967. Cette lampe se trouve assez facilement sur le marché de l’occasion étant donné le nombre de pièces fabriquées depuis sa création, vous pourrez en acquérir un exemplaire entre 80 et 120 EUR en fonction de l’état bien entendu et du coloris.

CHAISE SELENE – ARTEMIDE 1969

En 1969, la chaise Selene fait partie des premières chaises en fibre de verre et plastique moulé, au même titre que la chaise universal de Joe Colombo ou bien de la « S chair » de Verner Panton. Toutes 3 empilables, elles utilisent les toutes nouvelles de techniques de fabrication de l’époque et augurent de que sera le mobilier des années 60 tant au niveau des formes que des couleurs pop. C’est Enesto Gismondi, alors directeur d’Artemide, qui, au retour d’un voyage en Allemagne, soufflera l’idée à Magistretti d’utiliser ces nouveaux procédés. L’année suivante, ce dernier déclinera la Selene en 2 autres versions : le fauteuil Gaudi et la chauffeuse Vicario, le prix de ces assises se situant autour de 200eur la pièce quelque-soit le modèle.

LAMPE ATOLLO – OLUCE 1977

Il s’agit peut-être du plus grand best-seller de Vico masgistretti, si ce n’est en terme de ventes, du moins en terme d’image. La lampe à poser Atollo, fruit de la collaboration entre Magistretti et l’éditeur italien Oluce, sort en 1977 et remporte un Compasso d’Oro en 1979, on retrouve toute la démarche du créateur milanais dans cette lampe : la simplicité, la perfection des proportions, la géométrie des lignes, ainsi que le maitrise de la diffusion de la lumière. On retrouve ici tous les thèmes chers à Magistretti qui ne s’encombrait pas de fioritures afin d’aller directement à l’essentiel, ceci allant de paire, dans le cas présent, avec une certaine complexité dans la fabrication. Actuellement rééditée chez Oluce, cette lampe sculpturale existe en 3 tailles : 35cm, 50cm ou 70cm, comptez environ 700 EUR pour un grand modèle d’occasion.

CANAPE SINDBAD – CASSINA 1981

Relatif échec commercial à sa sortie en 1981 chez Cassina, la gamme Sindbad, composée d’un canapé et d’un fauteuils déclinés en 2 hauteurs de dossiers, n’en reste pas moins une des créations favorites de Magistretti pour la périodes 80s. Constituée d’un châssis métallique complété de 4 pieds en hêtre teinté noir, la structure est tout simplement recouverte d’un grand couvre-lit en laine gansé de tissu épais rappelant les couvertures de chevaux chères à nos voisins anglais. Un modèle original et coloré, doté d’un rare confort, représentatif des  nouvelles directions que prend le design dans les années 80. L’apparente simplicité du dessin confère à la pièce une certain côté nonchalant, ceci allant à contre-courant du « néodesign » de cette époque, porté par les éditeurs Memphis et Alchimia avec en chef de file Ettore Sottsass et Alessandro Mendini. Les canapés et les fauteuils Sindbad sont assez difficiles à trouver car peu édités en leur temps suite à la faible demande, ce qui ne les empêche de rester abordables, un sofa s’échange entre 800 et 1200 EUR alors qu’un fauteuil trouvera preneur pour 400 EUR. 

BIBLIOGRAPHIE :

Vico Magistretti – Vanni Pasca – Thames & Hudson 1991

Made in Cassina – Giampiero Bosoni – Flammarion 2009

L’utopie Du Tout Plastique – Fondation pour l’Architecture – 1994

Oluce – Thomas Brauniger – Les Luminaires Modernistes – 2015

Fondation : www.vicomagistretti.it

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