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Archives de Tag: damien pierre

EXPO : PIERRE JEANNERET + CHANDIGARH @ ATELIER JESPERS – BRUXELLES – 19/01 au 20/02 2017

Pierre Jeanneret est né à Genève, le 22 Mars 1896 dans une famille de la bourgeoisie suisse. Son père était chirurgien. En 1912, son cousin Charles-Edouard Jeanneret, qui avait alors 25 ans, s’installa dans leur famille pour quelque temps. Pierre Jeanneret commença ses études à l’Ecole des Beaux Arts de Genève, où il était un étudiant brillant: il reçut les premiers prix de peinture, de sculpture et d’architecture en 1915. Appelé pour le service militaire entre 1916 et 1917, il poursuivit ensuite ses études en Suisse jusqu’en 1921.

En 1921, il décida de quitter la Suisse pour Paris. Il entra alors à l’agence des frères Perret (grâce à la lettre d’introduction de Le Corbusier qui avait travaillé pour eux 10 ans plus tôt). Malgré des idées similaires concernant la nécessité d’une nouvelle architecture, Le Corbusier se dissocia d’Auguste Perret en raison de leurs divergences de point de vue en ce qui concernait l’urbanisme et l’habitat de masse. Pierre Jeanneret choisit alors d’accompagner son cousin. Il devint son collaborateur officiel en 1923. Entre 1923 et 1940, l’association “Le Corbusier et Pierre Jeanneret” produisit de nombreux travaux.

A partir de 1936, Pierre Jeanneret travailla aussi en dehors de l’agence avec Charlotte Perriand sur des pièces de mobilier. En 1936, ils créèrent les meubles pour le bureau du ministère de l’agriculture. En 1937, à l’exposition universelle, ils présentèrent un refuge bivouac pour les randonnées en montagne. A partir de 1938, Pierre Jeanneret commença à concevoir des bâtiments de son côté.

En 1940, avec Charlotte Perriand, Jean Prouvé et Georges Blanchon, Pierre Jeanneret créa un bureau d’architectes destiné à répondre aux besoins de structures d’urgence destinées à remplacer les bâtiments détruits pendant la guerre : les « écoles volantes » par exemple. En Décembre 1940, Pierre Jeanneret se joignit au BCC (Bureau Central de la Construction), c’est à ce moment là qu’il se sépara de Le Corbusier. Le BCC avait été développé par Georges Blanchon pour reconstruire, dans le Sud de la France des bureaux et des sites d’entreprises qui avaient dû être déplacés par la guerre. Leur tâche était principalement de concevoir des constructions préfabriquées, démontables et transportables ainsi que du mobilier léger.

En 1944, Jeanneret revint à Paris où il monta une nouvelle agence d’architecture avec Georges Planchon. Ils collaborèrent également avec Charlotte Perriand, Jean Prouvé, Jean Bossu. Avec cette nouvelle agence, Pierre Jeanneret pu travailler sur différents projets d’écoles, d’immeubles d’habitation et de maisons individuelles. En 1949, la collaboration avec Georges Planchon prit fin. Et dans les années 1949-1950, Pierre Jeanneret, en collaboration avec Domingo Escorsa, construisit un lycée technique à Béziers qui est aujourd’hui reconnu comme l’une de ses oeuvres majeures, et a été listé comme Monument Historique. Il passa aussi quelque temps aux Etats Unis pour concevoir du mobilier pour Knoll & Associates.

En 1951, Pierre Jeanneret partit pour Chandigarh où il collabora avec Le Corbusier, Edwin Maxwell Fry et Jane Beverly Drew. Entre 1951 et 1965 il conçut et réalisa des logements publics, des maisons privées, des écoles, des hôpitaux, des bibliothèques, des bâtiments culturels et administratifs, des magasins, ainsi que le campus de l’université du Penjab, dont l’auditorium: le Gandhi Bhawan, qui est son œuvre la plus reconnue. Il continua à concevoir du mobilier léger, et fit aussi des plans d’urbanisme pour d’autres villes alentour. Pierre Jeanneret fut nommé Architecte en chef et Conseiller à l’Urbanisme de l’état du Penjab en 1954, il assuma ces fonctions jusqu’en 1965. Il devint également le principal de l’Ecole d’architecture de Chandigarh. En 1965, Pierre Jeanneret dût quitter l’Inde définitivement, en raison de problèmes de santé et revint à Genève. Il mourut à Genève le 4 Décembre 1967.

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VENTE DESIGN @ SOTHEBYS LONDRES – 15/11/16

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MATHIEU MATEGOT @ GALERIE JOUSSE

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VENTE DESIGN – 11 OCT. 2016 @ LECLERE MDV


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TABLE TREFLE PAR SERGIO ASTI – POLTRONOVA 1968

TABLE TREFLE PAR SERGIO ASTI - POLTRONOVA 1968

LAMPE 566 PAR GINO SARFATTI – ARTELUCE 1956

EXPO ROGER TALLON @ GALERIE JOUSSE ENTREPRISE

Designer, projeteur, chercheur, dessinateur d’objets, tels sont quelques mots que Roger Tallon utilisait pour se présenter. Il ne faut pas y voir une hésitation ou de la présomption, mais le mouvement d’un esprit tout entier tendu vers la découverte des formes justes déduites de l’analyse des fonctions propres aux projets sur lesquels Tallon a été amené à travailler. On peut en citer quelques-uns parmi les plus connus : le Corail, le TGV, le Météor ou le funiculaire de Montmartre. Dans toutes ces réalisations, il a su développer son concept de « design total », dans une lutte permanente contre la «designo-déficience» de l’industrie et de la société contemporaines.
Dès les années 1950, Roger Tallon a côtoyé l’avant-garde artistique. Il a collaboré par exemple avec Yves Klein, notamment pour ses projets d’architecture de l’air. De telles amitiés et collaborations ont pu donner à Tallon le goût de l’utopie, du défi et cette volonté de penser entièrement un environnement. Prendre le TGV, ce n’est pas seulement se déplacer de Paris à Lyon. C’est surtout expérimenter, deux heures durant, la dynamique qui va de la conception à la forme, en s’appropriant une structure ouverte qui permet à chacun de devenir lui aussi designer.
Le dynamisme est ainsi la caractéristique dominante du design tel que le concevait Roger Tallon. Il s’agit d’abord de donner un sens aux déplacements (ses grands projets ont été des véhicules, ou le design comme vecteur), mais surtout de bouger les frontières, de ne pas assigner de délimitation aux objets et de les envisager sous tous leurs aspects pour dépasser l’apparences des contradictions. Dans cette recherche du diffus, Tallon en est venu à dissoudre l’objet et ses fonctions en créant, par exemple, le concept de « module ». C’est une révolution qui, à l’idée masculine et brutale de fini, substitue les valeurs de la féminité, du puzzle et du collectif. Les éléments se combinent en ensembles toujours susceptibles de transformations, pour un design à vivre.

Les pièces que présente l’exposition portent la triple marque du « système Tallon » : esprit d’invention et de liberté ; inachèvement définitif ; logique des flux.L’escalier hélicoïdal (1964), avec ses marches de pétales, restitue comme aucun autre la décomposition du mouvement tournant de l’hélice. Ses qualités aéronautiques renvoient ainsi à Marrey ou Muybridge avec une économie visuelle elliptique qui n’exclut pas la variété. Son élégante dialectique vide/plein est proche de certaines installations de Buren, par exemple. Le « Module 400 » (1965) fut conçu pour l’aménagement d’une boîte de nuit. Occupant un ancien garage, le lieu devait évoquer un tronçon d’autoroute. Tallon en quadrilla le sol de dalles métalliques de 400 x 400 mm de côté. Le propos et la forme rappellent les sculptures de Carl Andre à la même époque. Selon l’affluence, certaines de ces dalles pouvaient se remplacer par des tables ou des chaises d’un piètement de même métal et de mêmes dimensions. Jacques Lacloche s’intéresse au projet et édite les Module 400 pour des équipements collectifs. Les espaces d’accueil du siège Publicis en sont également équipés pendant des années. Les modules 400 ont figuré dans plusieurs films de l’époque dont “La piscine” de Jacques Deray. Au début des années 70, des tables hautes, des lampes “Soleil” ou encore des porte-manteaux viennent enrichir la collection.

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Texte via Jousse Entreprise