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Archives de Tag: pascal cuisinier

REPORT PHOTO : EXPO « 50 NUANCES DE BLANC » @ GALERIE PASCAL CUISINIER – 9 Sept. au 14 Oct.

C’est tout en blanc que s’effectuera la rentrée à la galerie Pascal Cuisinier pendant que la biennale battra son plein. En effet, le galeriste spécialisé dans le design français des années 50 a sélectionné dans sa collection 50 pièces, des plus connues aux plus rares, pour déplier toutes les nuances possibles de cette non-couleur tellement chic.

Si les années 50 en France s’identifient souvent au piètement tubulaire laqué noir, les exceptions ne manquent pas et de nombreux meubles, sièges ou luminaires ont eu une version blanche au tout début des années 50 mais aussi à la charnière avec les années 60’. Cette non-couleur capable de transformer l’objet qu’elle habille grâce d’abord à la laque, qui couvre le métal des piètement des premiers meubles de Philippon Lecoq puis ceux de l’A.R.P., les tôles perforées des luminaires de Pierre Guariche ou ceux d’Alain Richard. Mais le blanc recouvre aussi meubles et tables basses grâce au stratifié ou à l’opaline, enfin il créé une lumière subtile par l’introduction du plexiglas dans le luminaire à partir de 1958.

Ces matériaux ont vieilli bien sûr. Cela leur confère aujourd’hui une patine et de multiples nuances allant du blanc glacé des marbres et des verres teintés dans la masse, jusqu’aux ivoires profonds des fils Isogaine des chauffeuses d’André Monpoix ou des luminaires de Pierre Guariche créant toute une palette à la fois chic, subtile, sophistiquée et pour autant sobre et sans ostentation, comme bien souvent dans les créations françaises de cette époque.

La galerie ne s’est pas privée d’utiliser la gamme exceptionnelle des blancs qu’offrent les matières des tissus d’éditeurs contemporains comme Pierre Frey pour recouvrir une très belle collection de chaises, de fauteuils et de canapés d’époque. Et elle ne se privera pas non plus d’une mise en scène tout en blanc du sol au plafond seulement nuancée par les éclairages de la collection de luminaires.

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EXPO « 50 NUANCES DE BLANC » @ GALERIE PASCAL CUISINIER – 9 Sept. au 14 Oct.

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C’est tout en blanc que s’effectuera la rentrée à la galerie Pascal Cuisinier pendant que la biennale battra son plein. En effet, le galeriste spécialisé dans le design français des années 50 a sélectionné dans sa collection 50 pièces, des plus connues aux plus rares, pour déplier toutes les nuances possibles de cette non-couleur tellement chic.

Si les années 50 en France s’identifient souvent au piètement tubulaire laqué noir, les exceptions ne manquent pas et de nombreux meubles, sièges ou luminaires ont eu une version blanche au tout début des années 50 mais aussi à la charnière avec les années 60’. Cette non-couleur capable de transformer l’objet qu’elle habille grâce d’abord à la laque, qui couvre le métal des piètement des premiers meubles de Philippon Lecoq puis ceux de l’A.R.P., les tôles perforées des luminaires de Pierre Guariche ou ceux d’Alain Richard. Mais le blanc recouvre aussi meubles et tables basses grâce au stratifié ou à l’opaline, enfin il créé une lumière subtile par l’introduction du plexiglas dans le luminaire à partir de 1958.

Ces matériaux ont vieilli bien sûr. Cela leur confère aujourd’hui une patine et de multiples nuances allant du blanc glacé des marbres et des verres teintés dans la masse, jusqu’aux ivoires profonds des fils Isogaine des chauffeuses d’André Monpoix ou des luminaires de Pierre Guariche créant toute une palette à la fois chic, subtile, sophistiquée et pour autant sobre et sans ostentation, comme bien souvent dans les créations françaises de cette époque.

La galerie ne s’est pas privée d’utiliser la gamme exceptionnelle des blancs qu’offrent les matières des tissus d’éditeurs contemporains comme Pierre Frey pour recouvrir une très belle collection de chaises, de fauteuils et de canapés d’époque. Et elle ne se privera pas non plus d’une mise en scène tout en blanc du sol au plafond seulement nuancée par les éclairages de la collection de luminaires.

REPORT PHOTO : JANINE ABRAHAM & DIRK JAN ROL @ GALERIE PASCAL CUISINIER – 17/03 au 22/04 2017

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À l’occasion de la parution de la monographie sur Janine Abraham et Dirk Jan Rol de Patrick Favardin aux éditions Norma en début d’année, la galerie Pascal Cuisinier organise, du 17 mars au 22 avril 2017, une exposition dédiée aux vingt meilleures années ce couple de designers et architectes qui montrera à la fois leurs modèles les plus emblématiques mais aussi un ensemble de pièces plus rares, souvent restées à l’état de prototypes et issues de collections privées.

Le duo formé par Janine Abraham et Dirk Jan Rol, dans la vie comme au sein de leur agence, est sans doute le couple de créateurs le plus touche-à-tout du design français de l’après guerre. Janine Abraham est formée à l’Ecole Camondo dont elle sort major en 1952 et fut l’élève de Maxime Old et René-Jean Caillette. Elle rencontre également Pierre Paulin qui la suivra chez l’éditeur Meubles TV pour qui elle créé ses premiers modèles. Dirk Jan Rol acquiert quant-à lui une formation d’ébéniste en Hollande puis d’architecte d’intérieur à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. Ils travaillent ensuite dans différents ateliers d’atchitectes et de décorateurs dont celui de Jacques Dumond où ils se rencontrent en 1955. Dès l’année suivante, le couple expose au salon de la Société des artistes décorateurs et dessine une gamme de sièges en rotin pour l’éditeur Rougier. Il ouvre sa propre agence en 1957 où ils développent de nombreux projets d’aménagement intérieur et d’architecture car Dirk Jan Rol sera par la suite agréé en architecture. Leur travail est marqué par une grande qualité de dessin, une pertinence dans le choix des matériaux et l’originalité de leurs inventions formelles. Il est une très belle synthèse de leurs deux personnalités, entre la souplesse des meubles en rotin de Janine et la rigueur architecturale de Dirk Jan.

expo janine abraham & dirk jan rol - galerie pascal cuisinier 7

EXPO : JANINE ABRAHAM & DIRK JAN ROL @ GALERIE PASCAL CUISINIER – 17/03 au 22/04 2017

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À l’occasion de la parution de la monographie sur Janine Abraham et Dirk Jan Rol de Patrick Favardin aux éditions Norma en début d’année, la galerie Pascal Cuisinier organise, du 17 mars au 22 avril 2017, une exposition dédiée aux vingt meilleures années ce couple de designers et architectes qui montrera à la fois leurs modèles les plus emblématiques mais aussi un ensemble de pièces plus rares, souvent restées à l’état de prototypes et issues de collections privées.

Le duo formé par Janine Abraham et Dirk Jan Rol, dans la vie comme au sein de leur agence, est sans doute le couple de créateurs le plus touche-à-tout du design français de l’après guerre. Janine Abraham est formée à l’Ecole Camondo dont elle sort major en 1952 et fut l’élève de Maxime Old et René-Jean Caillette. Elle rencontre également Pierre Paulin qui la suivra chez l’éditeur Meubles TV pour qui elle créé ses premiers modèles. Dirk Jan Rol acquiert quant-à lui une formation d’ébéniste en Hollande puis d’architecte d’intérieur à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. Ils travaillent ensuite dans différents ateliers d’atchitectes et de décorateurs dont celui de Jacques Dumond où ils se rencontrent en 1955. Dès l’année suivante, le couple expose au salon de la Société des artistes décorateurs et dessine une gamme de sièges en rotin pour l’éditeur Rougier. Il ouvre sa propre agence en 1957 où ils développent de nombreux projets d’aménagement intérieur et d’architecture car Dirk Jan Rol sera par la suite agréé en architecture. Leur travail est marqué par une grande qualité de dessin, une pertinence dans le choix des matériaux et l’originalité de leurs inventions formelles. Il est une très belle synthèse de leurs deux personnalités, entre la souplesse des meubles en rotin de Janine et la rigueur architecturale de Dirk Jan.

Ils seront d’ailleurs récompensés à plusieurs reprises, notamment par une médaille d’argent à la Triennale de Milan en 1957 pour une chauffeuse en aluminium – qui sera présentée à la galerie lors de l’exposition – ou par une médaille d’or à l’exposition Universelle de Bruxelles en 1958 pour leur fauteuil «Soleil» en rotin. Ils seront également reconnus en tant qu’architectes d’intérieur et réaliseront d’intéressants projets d’aménagement privé mais aussi de nombreuses réalisations commerciales comme les premiers magasins Yves Rocher ou les boutiques ultra-modernes des Huchers-Minvielle. Par une scénographie élaborée en partenariat avec Dirk Jan Rol, la galerie mettra aussi en valeur leur architecture et leur rapport très personnel à la nature si caractéristique de leur œuvre.

EXPO RENE-JEAN CAILLETTE – 09/09 au 22/10 @ GALERIE PASCAL CUISINIER

Designer, architecte d’intérieur, graveur ou encore peintre, René-Jean Caillette, homme aux multi-facettes, est mis à l’honneur par l’exposition rétrospective organisée par la galerie Pascal Cuisinier du 09 septembre au 22 octobre 2016. L’occasion pour le public de découvrir ou redécouvrir l’œuvre d’un des designers les plus inventifs et brillants des Trente Glorieuses.

René-Jean Caillette est le plus âgé des « premiers designers » français mais certainement un des plus talentueux. Elève brillant, en 1937, le jeune homme sort major de sa promotion de l’Ecole nationale supérieure des arts appliqués (Duperré). Tout juste diplômé, il fait ses débuts dans le Faubourg St-Antoine puis se lance dans la création de modèles de série faisant de lui un des précurseurs du design français. Polyvalent, il continue de développer son talent de graveur. Cette activité parallèle perdure jusqu’à la fin de sa carrière, puisque en 1990 il reprend son travail sur l’eau forte, et plusieurs expositions personnelles lui sont consacrées. René-Jean Caillette est un membre actif et dynamique du groupe Saint-Honoré1 dont il est l’initiateur en 1949; de l’Association des Créateurs de Mobilier en Série (A.C.M.S.) en 1953 qui défend les droits d’une profession naissante, ainsi que membre fondateur du Groupe 42 dont Charron est l’initiateur en 1954. La présence de René-Jean Caillette lors des grandes manifestations nationales – salon de la Société des artistes décorateurs, Salon des Arts Ménagers – ou internationales – Triennales de Milan, Expositions Universelles – lui fait acquérir la reconnaissance à la fois de ses pairs et du public. Investi dans la promotion du design d’après-guerre, il s’associe avec les meilleurs éditeurs de l’époque : Airborne, Steiner (sièges), Disderot (luminaire), Charron (mobilier) et s’essaie dans l’emploi de nouveaux matériaux mis sur le marché : contreplaqué, inox, rotin, plastique. Soucieux de transmettre son savoir et partager son expérience, il se consacre à l’enseignement au sein de l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD) de 1954 à 1972, et à l’Ecole supérieure des arts graphiques (ESAG Penninghen) de 1969 à 1981 où il y retrouve tous ses confrères. Suite à la disparition de René-Jean Caillette en 2004, l’ensemble de ses créations est légué à l’association des Petits Frères des Pauvres qui les disperse en 2006 chez Tajan dans une vente hommage. L’exposition dédiée à René-Jean Caillette organisée, dix ans après, par la galerie Pascal Cuisinier redécouvre son travail; et lui rend ce qu’il mérite : une place de premier plan dans le paysage du design historique français. La galerie Pascal Cuisinier présentera à l’occasion de cette exposition exceptionnelle une sélection de pièces rares et parmi les plus illustres telles que l’iconique chaise Diamant, la table basse GC56 à l’épaisse dalle de verre de Saint-Gobain, mises en scène au milieu d’un ensemble de documents d’époque prêtés par les musées français et par la famille.
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Texte : Galerie Pascal Cuisinier

PIERRE PAULIN – PREMIERE PERIODE : 1952-1959 @ GALERIE PASCAL CUISINIER

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En écho à l’ensemble des hommages rendus au designer Pierre Paulin, la Galerie Pascal Cuisinier a choisi de présenter un chapitre plus méconnu du travail du créateur, à savoir ses toutes premières années de création. Pierre Paulin est l’un des créateurs français les plus reconnus et les plus importants de sa génération. Il a été régulièrement mobilisé pour des commandes prestigieuses, comme en témoignent les ensembles dessinés pour l’Elysée en 1971 et en 1984, sous les mandats de Georges Pompidou puis de François Mitterrand. Sa notoriété résulte également de son travail sur le siège pour le fabricant hollandais Artifort. Les premières années du jeune designer sont remarquables car elles préfigurent déjà le Pierre Paulin de l’équilibre et de l’harmonie, de l’intelligence et du fonctionnalisme, qui se révèlera au grand public. Pierre Paulin étudie à l’Ecole Camondo jusqu’en 1950 avant d’intégrer l’agence Marcel Gascoin, sur les recommandations de l’un de ses professeurs Maxime Old. Il rencontre alors les designers Michel Mortier, Joseph André Motte et Pierre Guariche qui défendent également un design simple, épuré et rationnel, au service du plus grand nombre et non d’un style esthétique.

Dès 1953, Paulin se distingue au Foyer d’aujourd’hui en présentant son « appartement idéal » autoédité. Il est alors repéré par Meubles TV qui édite certaines pièces de l’ensemble, dont la célèbre banquette 119. Entre 1954 et 1967, Thonet France l’invite à concevoir une large gamme de sièges et de mobilier à destination des collectivités. Puis il devient en 1958 le designer phare de Harry Wagemans d’Artifort. Avec ce focus, la Galerie Pascal Cuisinier souhaite mettre en avant les premières créations du designer, qui s’inscrivent en pleine phase avec celles d’une génération féconde de premiers designers français, composites du paysage de la création nationale pendant les Trente Glorieuses. Les oeuvres présentées résument en effet les enjeux de cette période d’après guerre : la restructuration des espaces dans l’habitation lors de la Reconstruction invite à la recherche d’un mobilier fonctionnel de qualité, fabriqué en série et accessible au plus grand nombre.

PIERRE PAULIN – PREMIERE PERIODE  1952-1959 @ GALERIE PASCAL CUISINIER 1

PIERRE PAULIN – PREMIERE PERIODE : 1952-1959 @ GALERIE PASCAL CUISINIER

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PIERRE PAULIN  PREMIERE PERIODE 1952 1959 GALERIE PASCAL CUISINIER 2

En écho à l’ensemble des hommages rendus au designer Pierre Paulin, la Galerie Pascal Cuisinier a choisi de présenter un chapitre plus méconnu du travail du créateur, à savoir ses toutes premières années de création. Pierre Paulin est l’un des créateurs français les plus reconnus et les plus importants de sa génération. Il a été régulièrement mobilisé pour des commandes prestigieuses, comme en témoignent les ensembles dessinés pour l’Elysée en 1971 et en 1984, sous les mandats de Georges Pompidou puis de François Mitterrand. Sa notoriété résulte également de son travail sur le siège pour le fabricant hollandais Artifort. Les premières années du jeune designer sont remarquables car elles préfigurent déjà le Pierre Paulinde l’équilibre et de l’harmonie, de l’intelligence et du fonctionnalisme, qui se révèlera au grand public. Pierre Paulin étudie à l’Ecole Camondo jusqu’en 1950 avant d’intégrer l’agence Marcel Gascoin, sur les recommandations de l’un de ses professeurs Maxime Old. Il rencontre alors les designers Michel Mortier, Joseph André Motte et Pierre Guariche qui défendent également un design simple, épuré et rationnel, au service du plus grand nombre et non d’un style esthétique.

Dès 1953, Paulin se distingue au Foyer d’aujourd’hui en présentant son « appartement idéal » autoédité. Il est alors repéré par Meubles TV qui édite certaines pièces de l’ensemble, dont la célèbre banquette 119. Entre 1954 et 1967, Thonet France l’invite à concevoir une large gamme de sièges et de mobilier à destination des collectivités. Puis il devient en 1958 le designer phare de Harry Wagemans d’Artifort. Avec ce focus, la Galerie Pascal Cuisinier souhaite mettre en avant les premières créations du designer, qui s’inscrivent en pleine phase avec celles d’une génération féconde de premiers designers français, composites du paysage de la création nationale pendant les Trente Glorieuses. Les oeuvres présentées résument en effet les enjeux de cette période d’après guerre : la restructuration des espaces dans l’habitation lors de la Reconstruction invite à la recherche d’un mobilier fonctionnel de qualité, fabriqué en série et accessible au plus grand nombre.

La galerie présentera certaines des pièces les plus rares et les plus emblématiques de cette époque telle que l’exceptionnelle coupe aux nénuphars issue de la collection personnelle de Pierre Paulin, produite en seulement deux ou trois exemplaires ; le Grand Chandelier 129 édité par Disderot, ainsi que la rare Banquette 119, pied métallique, éditée chez Meubles TV en 1953.

PIERRE PAULIN  PREMIERE PERIODE 1952 1959 GALERIE PASCAL CUISINIER 4
Galerie Pascal Cuisinier – 13 rue de Seine – 75006 Paris.