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Archives de Catégorie: EXPO/ SHOP REPORT

PLASTICARIUM – MUSEE ADAM @ BRUSSELS

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EXPO : JANINE ABRAHAM & DIRK JAN ROL @ GALERIE PASCAL CUISINIER – 17/03 au 22/04 2017

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À l’occasion de la parution de la monographie sur Janine Abraham et Dirk Jan Rol de Patrick Favardin aux éditions Norma en début d’année, la galerie Pascal Cuisinier organise, du 17 mars au 22 avril 2017, une exposition dédiée aux vingt meilleures années ce couple de designers et architectes qui montrera à la fois leurs modèles les plus emblématiques mais aussi un ensemble de pièces plus rares, souvent restées à l’état de prototypes et issues de collections privées.

Le duo formé par Janine Abraham et Dirk Jan Rol, dans la vie comme au sein de leur agence, est sans doute le couple de créateurs le plus touche-à-tout du design français de l’après guerre. Janine Abraham est formée à l’Ecole Camondo dont elle sort major en 1952 et fut l’élève de Maxime Old et René-Jean Caillette. Elle rencontre également Pierre Paulin qui la suivra chez l’éditeur Meubles TV pour qui elle créé ses premiers modèles. Dirk Jan Rol acquiert quant-à lui une formation d’ébéniste en Hollande puis d’architecte d’intérieur à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. Ils travaillent ensuite dans différents ateliers d’atchitectes et de décorateurs dont celui de Jacques Dumond où ils se rencontrent en 1955. Dès l’année suivante, le couple expose au salon de la Société des artistes décorateurs et dessine une gamme de sièges en rotin pour l’éditeur Rougier. Il ouvre sa propre agence en 1957 où ils développent de nombreux projets d’aménagement intérieur et d’architecture car Dirk Jan Rol sera par la suite agréé en architecture. Leur travail est marqué par une grande qualité de dessin, une pertinence dans le choix des matériaux et l’originalité de leurs inventions formelles. Il est une très belle synthèse de leurs deux personnalités, entre la souplesse des meubles en rotin de Janine et la rigueur architecturale de Dirk Jan.

Ils seront d’ailleurs récompensés à plusieurs reprises, notamment par une médaille d’argent à la Triennale de Milan en 1957 pour une chauffeuse en aluminium – qui sera présentée à la galerie lors de l’exposition – ou par une médaille d’or à l’exposition Universelle de Bruxelles en 1958 pour leur fauteuil «Soleil» en rotin. Ils seront également reconnus en tant qu’architectes d’intérieur et réaliseront d’intéressants projets d’aménagement privé mais aussi de nombreuses réalisations commerciales comme les premiers magasins Yves Rocher ou les boutiques ultra-modernes des Huchers-Minvielle. Par une scénographie élaborée en partenariat avec Dirk Jan Rol, la galerie mettra aussi en valeur leur architecture et leur rapport très personnel à la nature si caractéristique de leur œuvre.

EXPO « AMERICAN MASTERS – DESIGN 1950-70 » @ GALERIE ALEXANDRE GUILLEMAIN

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Cela fait déjà quelques années que la galerie Alexandre Guillemain s’attache à mettre en avant le design américain des années 50 à 70 au sein de son espace aux Puces de St Ouen au bien lors de différents salons comme le PAD (à Londres et à Paris) ou Design Elysées. C’est donc tout naturellement, qu’une exposition rassemblant une sélection de pièces des plus grands créateurs outre atlantique s’est montée au sein de la galerie au 21 rue visconti dans le 6ème arrondissement à Paris. Au programme : des classiques reconnus tels que ces assises de Warren Platner et Charles Eames ou bien la table cyclone d’Isamu Noguchi pour Knoll mais également des meubles moins courants comme les fauteuils cocktail de Robsjohn Gibbings, le cabinet suspendu de George Nakashima ou encore la table basse zig-zag dessinée par Paul Evans dans les années 60. Pour compléter la sélection, des pièces de Paul Mccobb, George Nelson ou Philip Lloyd Powel, entre autres, meublent ce bel écrin de la rue Visconti ou la galerie vous accueille jusqu’au 10 mars pour profiter de cette exposition d’exception.

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L’American way of life : du design industriel…

Après la seconde Guerre mondiale, les Etats unis connaissent une période de prospérité sans précédent, propice à l’épanouissement de l’American Way of Life. Cette recherche du bonheur érigée en mode de vie, accorde une place importante aux objets du quotidien et au confort qu’ils prodiguent. Partout sur le territoire américain, de jeunes designers formés aux principes modernistes du Bauhaus s’attachent à répondre à cette attente. Qu’il s’agisse de larges éditions dans le cas de Charles & Ray Eames, d’Eero Saarinen ou de Florence Knoll, ou d’une production plus élitiste pour ce qui relève de Paul Mc Cobb, Edward Wormley ou Robsjohn Gibbings, chacun cherche à satisfaire aux exigences nouvelles d’un consommateur au pouvoir d’achat décuplé, désireux d’affirmer son appartenance sociale. Porté par un dessin dynamique et volontaire qui fait écho aux lignes aéronautiques ou automobiles, le mobilier qu’ils développent affiche des proportions généreuses. Par l’intervention du verre et de l’acier, matériaux caractéristiques du Style International, ils soulignent également l’affirmation des Etats- Unis comme première puissance industrielle.

… à la pièce unique « handcrafted »

Parallèlement, de jeunes artistes souvent établis en colonies (New-Hope, Berkeley, Greenwich Village, etc. ) remettent en question la standardisation du mobilier et sa production en série. C’est notamment le cas des ébénistes George Nakashima et Phillip Lloyd Powell comme du sculpteur Paul Evans, essentiellement auteurs de pièces uniques ou de petites séries « handcrafted », c’est à dire réalisées à la main. Ils souhaitent rompre avec le dogme fonctionnaliste : ce n’est pas la fonction qui doit déterminer la forme, mais la matière elle- même. Les irrégularités organiques du bois définissent ainsi librement l’aspect d’un plateau de table ou de l’accoudoir d’un fauteuil.De fait, réalisées en faible nombre, leurs pièces sont souvent l’objet de commandes spéciales et il était parfois nécessaire à l’amateur de se déplacer jusque dans les ateliers de l’artiste pour se les procurer. D’une qualité d’exécution sans pareil, celles-ci valorisent les essences locales tel le noyer d’Amérique ou le pin d’Oregon, dont la teinte miel, raffinée et sensuelle, est aujourd’hui extrêmement prisée des collectionneurs.

Plus d’infos sur le site de la galerie Alexandre Guillemain

VENTE « DESIGN : PROVENANCES » @ ARTCURIAL – 28.02.2017 20H

« On sait l’importance de la provenance dans le pédigrée d’un objet. Son origine, son histoire, ses propriétaires prestigieux successifs sont autant d’informations essentielles que les collectionneurs scrutent avant d’acquérir une pièce. Pour sa première vente de l’année, le 28 février prochain, le département Design d’Artcurial a choisi de proposer une vacation de 75 lots, sur cette thématique. Chacun des objets sera présenté par le prisme de sa Provenance. On trouve les premières pièces de mobilier de Pierre Guariche présentées au Salon des Arts Ménagers de 1951 ; le mobilier de la galerie de Steph Simon, le premier à avoir misé dans les années 50 sur les designers français mais également des meubles de Charlotte Perriand pour les Arcs ; des chaises Standard de Jean Prouvé commandées après la seconde guerre mondiale pour les salles de réunion de la Sécurité sociale à Paris ou encore une borne d’éclairage public du Corbusier provenant de Firminy. »

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Toutes les infos ici

REPORT PHOTO – DESIGN>ICONS @ AMSTERDAM

Quelques photos souvenirs du rendez-vous immanquable pour tous les amoureux du design et du mobilier vintage : le Design>Icons à Amsterdam. La soixantaine d’exposants présents venus de toute l’Europe nous a gâté encore une fois avec un belle sélection, outre les classiques habituels : chaises Herman Miller, Harry Bertoia, Arne Jacobsen, Warren Platner, ou Pierre Paulin etc, il était également possible de trouver quelques pièces un peu moins courantes  comme ce fauteuil karuselli du finlandais Yrjo Kukkapuro et beaucoup de petits objets de décoration originaux.

Rendez-vous le week end du 7 et 8 avril 2018 pour la prochaine édition.

Toutes les infos sur Design>Icons

EXPO : PIERRE JEANNERET + CHANDIGARH @ ATELIER JESPERS – BRUXELLES – 19/01 au 20/02 2017

Pierre Jeanneret est né à Genève, le 22 Mars 1896 dans une famille de la bourgeoisie suisse. Son père était chirurgien. En 1912, son cousin Charles-Edouard Jeanneret, qui avait alors 25 ans, s’installa dans leur famille pour quelque temps. Pierre Jeanneret commença ses études à l’Ecole des Beaux Arts de Genève, où il était un étudiant brillant: il reçut les premiers prix de peinture, de sculpture et d’architecture en 1915. Appelé pour le service militaire entre 1916 et 1917, il poursuivit ensuite ses études en Suisse jusqu’en 1921.

En 1921, il décida de quitter la Suisse pour Paris. Il entra alors à l’agence des frères Perret (grâce à la lettre d’introduction de Le Corbusier qui avait travaillé pour eux 10 ans plus tôt). Malgré des idées similaires concernant la nécessité d’une nouvelle architecture, Le Corbusier se dissocia d’Auguste Perret en raison de leurs divergences de point de vue en ce qui concernait l’urbanisme et l’habitat de masse. Pierre Jeanneret choisit alors d’accompagner son cousin. Il devint son collaborateur officiel en 1923. Entre 1923 et 1940, l’association “Le Corbusier et Pierre Jeanneret” produisit de nombreux travaux.

A partir de 1936, Pierre Jeanneret travailla aussi en dehors de l’agence avec Charlotte Perriand sur des pièces de mobilier. En 1936, ils créèrent les meubles pour le bureau du ministère de l’agriculture. En 1937, à l’exposition universelle, ils présentèrent un refuge bivouac pour les randonnées en montagne. A partir de 1938, Pierre Jeanneret commença à concevoir des bâtiments de son côté.

En 1940, avec Charlotte Perriand, Jean Prouvé et Georges Blanchon, Pierre Jeanneret créa un bureau d’architectes destiné à répondre aux besoins de structures d’urgence destinées à remplacer les bâtiments détruits pendant la guerre : les « écoles volantes » par exemple. En Décembre 1940, Pierre Jeanneret se joignit au BCC (Bureau Central de la Construction), c’est à ce moment là qu’il se sépara de Le Corbusier. Le BCC avait été développé par Georges Blanchon pour reconstruire, dans le Sud de la France des bureaux et des sites d’entreprises qui avaient dû être déplacés par la guerre. Leur tâche était principalement de concevoir des constructions préfabriquées, démontables et transportables ainsi que du mobilier léger.

En 1944, Jeanneret revint à Paris où il monta une nouvelle agence d’architecture avec Georges Planchon. Ils collaborèrent également avec Charlotte Perriand, Jean Prouvé, Jean Bossu. Avec cette nouvelle agence, Pierre Jeanneret pu travailler sur différents projets d’écoles, d’immeubles d’habitation et de maisons individuelles. En 1949, la collaboration avec Georges Planchon prit fin. Et dans les années 1949-1950, Pierre Jeanneret, en collaboration avec Domingo Escorsa, construisit un lycée technique à Béziers qui est aujourd’hui reconnu comme l’une de ses oeuvres majeures, et a été listé comme Monument Historique. Il passa aussi quelque temps aux Etats Unis pour concevoir du mobilier pour Knoll & Associates.

En 1951, Pierre Jeanneret partit pour Chandigarh où il collabora avec Le Corbusier, Edwin Maxwell Fry et Jane Beverly Drew. Entre 1951 et 1965 il conçut et réalisa des logements publics, des maisons privées, des écoles, des hôpitaux, des bibliothèques, des bâtiments culturels et administratifs, des magasins, ainsi que le campus de l’université du Penjab, dont l’auditorium: le Gandhi Bhawan, qui est son œuvre la plus reconnue. Il continua à concevoir du mobilier léger, et fit aussi des plans d’urbanisme pour d’autres villes alentour. Pierre Jeanneret fut nommé Architecte en chef et Conseiller à l’Urbanisme de l’état du Penjab en 1954, il assuma ces fonctions jusqu’en 1965. Il devint également le principal de l’Ecole d’architecture de Chandigarh. En 1965, Pierre Jeanneret dût quitter l’Inde définitivement, en raison de problèmes de santé et revint à Genève. Il mourut à Genève le 4 Décembre 1967.

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GALERIE PATRICK SEGUIN @ PARIS

Pierre Jeanneret

Au début des années 1950, Pierre Jeanneret commence un nouveau projet à Chandigarh (Inde) à l’invitation de son cousin Le Corbusier qui y conçoit et développe un ensemble architectural sans précédent. Le Corbusier abandonnant le projet à mi-chemin, Jeanneret en devient l’Architecte en chef et le concepteur du développement urbain. Parallèlement il crée toute une typologie de mobilier destiné à équiper les bâtiments administratifs, et quelques maisons individuelles.

Jean Prouvé

Après des débuts dans la ferronnerie d’art, Jean Prouvé découvre la soudure électrique et diverses techniques de façonnage qu’il applique à la tôle d’acier, matériau qui lui permet d’obtenir un « corps creux ». L’emploi de ce matériau se retrouve dans la plupart des meubles de sa création. Dès les années 1930, Jean Prouvé affirme d’emblée la particularité de sa démarche : fabriquer des meubles en séries sur des machines industrielles.

Charlotte Perriand

Après des années de collaboration avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret, Charlotte Perriand, liberée d’une esthétique conventionnelle, oriente son esprit vers le travail du bois où elle trouve son épanouissement à la suite d’un séjour de 4 ans au Japon. Mais c’est surtout après-guerre que Charlotte Perriand élabore une conception nouvelle de l’habitat en conférant à ses réalisations une dimension humaine et créant ainsi une synthèse entre la tradition et l’industrie.

Pour tout renseignement, vous pouvez contacter la Galerie Patrick Seguin.